Les prix de l’immobilier en phase d’atterrissage en Grande-Bretagne
Malgré le léger rebondissement en juillet, la hausse des prix de l’immobilier en Grande-Bretagne a atteint son rythme annuel le plus faible depuis 1996, selon une enquête de la banque Nationwide.
La hausse des prix de l’immobilier en Grande-Bretagne est au plus bas depuis 9 ans ! En effet, si les prix ont progressé de 0,2% en juillet – en léger rebond après un recul de 0,2% en juin –, ils ont augementé de seulement 2,6% en glissement annuel, (c'est-à-dire par rapport à juillet 2004), contre 4,1% en juin, soit leur rythme le plus faible depuis mai 1996.
Le prix moyen d'une propriété en Grande-Bretagne a progressé de 4.049 livres sur les douze mois achevés fin juillet, à 158.348 livres (228.940 euros).
« Les prix ont rebondi en juillet, inversant la tendance de juin. Mais le tableau général reste celui d'un marché qui faiblit en douceur », a commenté Fionnuala Earley, économiste de la banque.
Les premiers signes d'un ralentissement du marché de l'immobilier sont apparus l'été dernier en Grande-Bretagne. Il était souhaité par la Banque d'Angleterre (BoE), qui a relevé son taux d'intérêt directeur à cinq reprises entre novembre 2003 et août 2004, le portant finalement à 4,75%, pour prévenir une surchauffe du marché.
«Les données continuent de suggérer que le marché de l'immobilier est en train d'atterrir en douceur», a commenté Ed Stansfield, économiste au cabinet Capital Economics.
Cette interprétation est de nature à rassurer la BoE, en écartant le spectre d'un krach brutal des prix, qui serait désastreux pour l'économie britannique.
« Le scénario le plus probable est que les prix vont continuer d'augmenter à un rythme faible pendant une assez longue période, et non chuter brutalement ou se remettre à progresser nettement », a estimé pour sa part Howard Archer, économiste au cabinet Global Insight.
Selon cet économiste, la baisse prévue des taux d'intérêt en août devrait par ailleurs « apporter qu'un soutien très limité » au marché immobilier.
Howard Archer relevait aussi un motif de satisfaction pour les acheteurs potentiels britanniques : à 2,6% en rythme annuel, « l'inflation des prix de l'immobilier est désormais moindre que la progression des revenus, (à 4,1% en rythme annuel entre mars et mai) ».
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